Maison individuelle : la ministre du Logement réagit à la polémique

Batiactu

 

Les propos de la ministre du Logement, Emmanuelle Wargon, au sujet de l’avenir du modèle de la maison individuelle, ont fait réagir. Estimant que son message avait été “caricaturé”, elle a souhaité remettre les pendules à l’heure.

Sans surprise, les propos de la ministre déléguée au Logement, Emmanuelle Wargon, au sujet de la fin du modèle de la maison individuelle comme horizon ultime de la politique du logement et du parcours résidentiel des ménages, ont déclenché l’ire des organisations professionnelles concernées. Mais, selon elle, cette polémique est injustifiée, dans la mesure où ses propos initiaux auraient été “caricaturés”. “Il n’est pas question d’en finir avec la maison individuelle”, est-il ainsi assuré dans un communiqué de presse du ministère diffusé le 15 octobre 2021. Dans les nouveaux modèles d’habitat que la ministre appelle de ses vœux, “les maisons individuelles ont toutes leur place”. Et de citer plusieurs exemples : écoquartiers associant maisons et immeubles, maisons de ville bénéficiant d’un accès aux transports en commun, corps de fermes transformés en logement, anciennes bâtisses rénovées pour revitaliser le centre-bourg des villes petites et moyennes, quartiers pavillonnaires bien desservis par les services publics. “Personne”, par ailleurs, ne souhaite empêcher les Français qui le souhaitent d’opter pour une maison individuelle, assure le ministère.

 

La ministre s’explique auprès de “ceux qui ne veulent rien changer”

Emmanuelle Wargon s’en prend, pour autant, à “ceux qui ne veulent rien changer” et “voudraient faire croire que l’on peut étendre la ville à l’infini en empiétant sur la nature”. Le paradoxe à résoudre est le suivant : si la maison reste le rêve d’habitat des Français, son déploiement massif entraînerait un rythme d’artificialisation des sols incompatible avec les objectifs de la politique de zéro artificialisation nette (Zan) ; il s’agit ainsi de trouver une voix intermédiaire permettant de concilier les contraires, passant par “d’autres modèles d’habitat, plus durables et plus agréables à vivre”. La préoccupation écologique n’est pas la seule, ajoute la ministre, puisque d’un point de vue social les lotissements ne permettent pas toujours à leurs habitants d’accéder à des services de proximité, donnant parfois naissance à un sentiment d’exclusion – comme la crise des Gilets jaunes l’a démontré.

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