Congrès de l’Union des aménageurs : pour un choc de l’aménagement à un an des élections présidentielles

Communiqué de presse – Paris, le 29 mai 2026

 

L’Union des aménageurs (Unam) réunissait 200 professionnels de la fabrique de la ville à la Maison de l’architecture pour son Congrès annuel, autour du thème ‘Quand l’aménagement fait société’.

Durant toute cette journée d’échanges, les intervenants ont démontré l’importance de l’aménagement pour apporter une réponse globale aux défis du quotidien des Français. D’abord en termes de logement, alors que le marché peine à amorcer une reprise pérenne au regard du contexte politique et géopolitique. Nicolas Gravit, président de l’Union des Aménageurs, l’a rappelé : “Les aménageurs produisent environ un quart de la production nationale des logements chaque année. C’est considérable”. Pour le ministre du Logement, Vincent Jeanbrun : “Il n’y aura pas de relance sans les aménageurs.”

Mais ils ont également souligné l’intérêt de toutes les dimensions de l’acte d’aménager : cadre de vie, mobilité, transition climatique, usages, emploi, commerces… Une vision globale particulièrement pertinente, à quelques mois d’une échéance électorale fondamentale pour le pays, marquée par le sujet du pouvoir d’achat.

Vincent Jeanbrun a ainsi déclaré : “La force des aménageurs est d’être capable de dézoomer. Réfléchir à leur échelle, c’est par définition mettre l’habitant au cœur de toutes les problématiques et dessiner un morceau de ville pour transformer durablement le quotidien des habitants des territoires et de ceux qu’ils accueilleront à l’avenir”.

Comme l’a expliqué Frédéric Dabi, directeur général de l’IFOP, la difficulté des prochains mois sera surtout de réussir à imposer dans l’opinion publique le thème de l’aménagement du territoire. Constat partagé par deux anciens ministres du logement, Sylvia Pinel et Patrice Vergriete, qui déplore une absence de culture collective et médiatique de l’aménagement et de l’urbanisme. Pourtant, c’est bien en recréant des lieux de vie adaptés aux usages de notre temps que nous parviendrons à faire société.

C’est pourquoi l’Unam a plaidé, auprès des élus nationaux comme locaux, pour sortir d’un fonctionnement en silo, remettre de la cohérence entre les politiques publiques, et penser le logement dans le temps long et dans une logique globale d’aménagement. Aménager c’est en effet travailler à l’échelle du quartier, mais aussi à l’échelle du territoire, aux côtés des collectivités locales, pour proposer un cadre de vie adapté aux besoins du présent mais aussi du futur. C’est bien la vocation des aménageurs,“L’Union des aménageurs entend porter ses idées dans le débat public, à travers différentes propositions juridiques, opérationnelles ou fiscales, touchant au cœur de la reconnaissance et de la simplification de notre métier, et permettant d’imaginer des quartiers vivants et des logements accessibles et abordables pour tous”, déclare Nicolas Gravit. “Nous pourrions par exemple bénéficier, à l’instar de ce qui a été fait pour l’Anru, d’une TVA réduite pour les projets d’aménagement menés autour des gares, afin d’inciter à la production de quartiers à proximité des hubs de mobilités.”

 

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